BEAUMONT-SUR-LÈZE
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Poésie épique contre prunelliers qui piquent

Ce samedi dix-sept, trente-deux gros balèzes
Se rendirent, en chantant, tous à Beaumont sur Lèze.
La spécification était, pour ce chantier,
D’éradiquer le maximum de prunelliers.
En effet l’ambitieux Conseil Municipal
Souhaite faire passer, tous ensemble à cheval,
Les membres éminents du club local hippique
A travers des buissons doux comme des porcs-épics.
Trois groupes furent très vite constitués
Par Alain de M, brave chef de chantier.
Le premier, qu’il menait, partit du cimetière,
Fort de dix caminaïres arrogants et très fiers ;
Munis de coupe-branches, ils se sentaient des ailes
Pour tracer un chemin à peu près parallèle
A la célèbre route D48 L.
Un autre groupe, guidé par le trésorier,
S’est, vous vous en doutez, fort économisé.
Sur le même chemin, parti en sens inverse,
Luttant au corps à corps contre la ronce adverse,
Il défricha en gros trois cent quatorze pieds
En partant simplement de l’autre extrémité.
Ce second commando frôla la dépression,
Puisque le cimetière fut sa destination.
Le troisième escadron, du Bési cheminant,
Devait exécuter une trouée en biais
Pour permettre aux heureux meneurs de destriers
De rejoindre l’itinéraire précédent
En un point qu’on pourrait qualifier de « médian ».
A l’occasion de cet affrontement dantesque
De l’homme presque nu contre le prunellier,
Nous mîmes en pratique le savoir livresque
De la survie au cœur des sauvages sentiers.
Pour vaincre sans périr le prunellier féroce,
C’est sa tête qu’il faut abattre sans tarder !
Même s’il vous inflige une plaie ou deux bosses,
Il sera moins vaillant s’il est décapité…
A peine aurez-vous fait la fête à son faîte,
Attaquez-vous très vite, à coups de sécateur,
A ce que certains nomment : ses « étages inférieurs ».
Et vous verrez, content, se rétamer la bête.
Or, si Caminarem se montra implacable
Contre le prunellier, ses traîtresses épines,
Il sut se contenir et apparaître aimable
Devant le noisetier et la frêle aubépine.
Et puis, à midi vingt, trente deux bénévoles,
Les jambes plutôt lourdes mais le cœur très léger,
Se rendent en courant – en courant ? Non, ils volent !
Vers la Terre Promise, vers la salle à manger !
Suivant la tradition des Volques Tectosages,
Et bien que n’étant point du tout anthropophages,
On se rue vers la viande et vers le taboulé :
« A Caminarem tout finit par un banquet ! »


Alain de M. et Bernard J.

Merci à Alain et Bernard, de nous avoir permis de reproduire ce poème contant cette épique épopée ! Longue vie et nombreux banquets à Caminarem !



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